Fêtes et Mémoires dans l'Eglise

Les Fêtes

Les fêtes rappellent les événements importants. Elles sont moins importantes que les solennités. Au nombre de vingt-six, elles concernent 24 saints.

No

                          Dates

            Fêtes

1

Dimanche après 6 janvier

Baptême de Jésus

2

25 janvier

Conversion de Paul

3

02 février

Chandeleur

4

22 février

Chaire de Saint Pierre

5

25 avril

St Marc, l’évangéliste

6

13 mai

Sts Philippe et Jacques

7

14 mai

Saint Mathias, apôtre

8

31 mai

Visitation

9

Dimanche après le 7e dimanche de Pâques

Pentecôte

10

03 juillet

Saint Thomas

11

25 juillet

Sts Jacques, apôtre

12

06 août

transfiguration

13

10 août

Saint Laurent, diacre

14

24 août

Saint Barthélemy, apôtre

15

08 septembre

Nativité de la Vierge Marie

16

14 septembre

Croix Glorieuse

17

21 septembre

Saint  Mathieu

18

29 septembre

Les Archanges

19

18 octobre

Saint Luc

20

28 octobre

Sts Simon et Jude

21

09 novembre

Dédicace de la basilique …

22

30 novembre

Saint André, apôtre

23

26 décembre

Saint Etienne, martyr

24

27 décembre

Saint Jean, apôtre

25

28 décembre

Saints innocents

26

Dimanche après Noël

Sainte Famille

 

Les mémoires obligatoires

  Mémoire signifie commémoration. A cette occasion, on fait mémoire d’un saint. Dans l’année liturgique, il y a 66 mémoires pour 62 saints.

Les mémoires facultatives

Elles concernent un peu plus d’une certaine de saints.

NB : les samedis ordinaires, on fait mémoire facultative de la Vierge Marie, s’il n’y a pas de mémoires obligatoires.

 

Les grandes fêtes et solennités du Seigneur

Aux fêtes de Noël et au Triduum Pascal, on peut ajouter :

 

 L’Epiphanie :

 Du grec épiphanéia : « apparition » ; de épiphainéin : « paraître ou briller sur ». La Solennité de l’Epiphanie célèbre la manifes­tation de Jésus comme Messie. La fête est venue d’Orient où elle a été fixée au 6 janvier. En Occident, l’Epiphanie, fixée au 6 janvier ou au dimanche situé entre le 2 et le 8 janvier, est surtout la fête des Mages ou des « Rois ». Les manifestations inaugurales de la vie publique ne sont pas oubliées, puisque l’office de la fête parle des trois mystères de ce jour comme n’en faisant qu’un : l’adoration des Mages, le baptême de Jésus et les noces de Cana (cf. Antienne de Magnificat aux secondes Vêpres) ; il faut dire cependant que les Mages retiennent presque toute l’attention. Un antique usage de la liturgie romaine fait annoncer solennelle­ment les dates des fêtes mobiles, après le chant de l’évangile, le jour de l’Epiphanie

 Le baptême du Seigneur :

   La fête du Baptême du Seigneur est donc une sorte de démultiplication de l’Epiphanie. Le baptême de Jésus dans le Jourdain constitue pour les quatre évangélistes la manifestation — « l’épiphanie » — la plus importante, au tout début de la vie publique du Christ. Les cieux s’ouvrent, le Père exprime sa prédilection pour son Fils et l’Esprit Saint, qui est l’Amour, manifeste visiblement cette complaisance. On pourrait dire que la fête du Baptême du Seigneur est la Pentecôte du cycle de la Nativité.

 Présentation de Jésus au temple - 2 février.

   L’Église célèbre le 2 février la Fête de la Présentation du Seigneur au Temple, quarante jours après Noël. La « Chandeleur » comporte, avant la messe, la particularité de la bénédiction et de la procession des cierges : ce rite renouvelle la rencontre d’alliance vécue, dans l’élan de l’Esprit Saint, entre Jésus et Siméon. Au moment de la préparation des dons, à la messe, le prêtre a un double geste de présentation, ou d’offrande, du pain et du vin, accompagné d’une bénédiction inspirée des traditions juives (voir Oblat, Offrandes). Cependant, le véritable geste de présentation est celui qui conclut la Prière eucharistique (voir Par lui).

Dimanche "in albis" ou dimanche de la miséricorde. - Premier dimanche après Pâques.

   Comme on le sait, les catéchumènes, après leur baptême (dans la nuit de Pâques) recevaient un vêtement blanc et un cierge allumé. Ils sortaient ensuite de la chapelle baptismale et entraient dans l’église pour assister, la première fois, à la messe. L’habit blanc était le symbole de l’innocence et de la grâce baptismales

 Le dimanche de la Trinité : - Dimanche suivant la Pentecôte
Le
dimanche après la Pentecôte a lieu la Solennité de la Sainte Trinité. Au terme des cycles de Noël (Avant + Temps de Noël) et de la Rédemption (Carême, Triduum, Temps pascal) conclus par le don de l’Esprit Saint (à la Pentecôte), on comprend que l’Église s’arrête au mystère de la Trinité. Cette célébration est un rappel opportun de la source et du terme de toute la vie chrétienne. Tout acte liturgique commence « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit
 » et se trouve rythmé par des « Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit » ou par d’autres doxologies trinitaires (voir Par lui). C’est parce qu’ils ont été baptisés « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » que les chrétiens peuvent célébrer l’Alliance et les Mystères du Salut et ainsi entrer dans la vie divine.

 Fête-Dieu : - Jeudi ou Dimanche suivant la Trinité

   La messe du Jeudi saint au soir et celle de la Solennité du Saint-Sacrement du corps et du sang du Christ, au jeudi ou au dimanche qui suit la sainte Trinité (voir Fête-Dieu), célèbrent spécifiquement l’Eucharistie. Elle est célébrée soixante jours après Pâques.

 Le Sacré Coeur - Vendredi suivant la Fête-Dieu

  Le mot « Cœur » a un sens biblique : c’est le lieu de la volonté, de la sagesse et de l’amour. En fêtant le cœur de Jésus, on fête toute sa personne ! La Solennité du Sacré cœur de Jésus fête l’amour du Christ pour l’Eglise et pour chacun d’entre nous.

 La Transfiguration - 6 août

  Fête du Seigneur le 6 août, la Transfiguration célèbre la vision de la Gloire du Christ qu’eurent Pierre, Jean et Jacques, huit jours après la confession de Pierre à Césarée ("Tu es le messie, le fils du Dieu vivant")et la première annonce de la Passion. La Transfiguration est donc une fête de la Gloire, une percée jusqu’au terme de l’histoire du salut, qui est l’entrée plénière dans la vie divine trinitaire. La nuée évoque aussi la présence de Dieu à son Peuple dans l’Exode

 La Croix Glorieuse - 14 septembre

    La vénération de la Sainte Croix, le 14 septembre, se rattache aux solennités de la dédicace de la basilique de la Résurrection, érigée sur le tombeau du Christ, en 335. Le Christ a offert sur la Croix son sacrifice pour l’expiation des péchés de la multitude ; la Croix est pour le peuple chrétien le signe de l’espérance du Royaume. ’est dire de quelle lumière brille la Croix glorieuse de Jésus : objet de mépris, la Croix est devenue "notre fierté" car il est le signe de la Victoire du Christ sur le péché et sur la mort

 Le Christ, Roi de l’Univers - 34ème dimanche du temps ordinaire

  La fête du Christ Roi de l’Univers, est une solennité du Seigneur qui clôt la série des dimanches ordinaires : elle tombe donc le trente-quatrième et dernier dimanche du temps ordinaire. C’est, à la fin de l’année liturgique, l’évocation du règne éternel de l’Agneau immolé : « Lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même se soumettra à Celui qui lui a tout soumis, afin que Dieu soit tout en tous » (1Co15, 28). Fête tardive, instituée par le Pape Pie XI en 1925 par l’encyclique Quas Primas : toute l’année liturgique célèbre la royauté du Christ, mais spécialement l’Épiphanie, le Vendredi saint et l’Ascension.

Les grandes fêtes et solennités de la vierge Marie

Sainte Marie, Mère de Dieu - 1er janvier

   Huit jours après la Nativité du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, nous célébrons sa Mère, celle qui lui a donné son être humain, corps et âme par l’Esprit- Saint qui vient sur elle la plaçant dans l’orbite de la paternité divine. C’est pourquoi le concile d’Ephèse en 431, la proclama la Theotokos (= la Mère de Dieu) puisque son fils est Dieu.

L’annonciation du Seigneur - 25 mars

 Solennité de l’annonce à Marie de l’Incarnation du Seigneur, à la date du 25 mars. Les livres liturgiques portent en effet : Annonciation du Seigneur, sous-entendu faite à Marie. Le récit, bien connu, de cet événement primordial est donné par saint Luc au début de son évangile (1, 26-38). La fête est attestée aux environs du IVe siècle, bien que le mystère soit évoqué, dans les textes et dans l’art, dès le début de l’ère chrétienne. L’objet de la fête est essentiellement la conception humaine du Verbe dans le sein de Marie, ce qui implique une annonce à la Vierge et une acceptation de sa part. Dieu a toute l’initiative, mais il ne veut féconder la Vierge immaculée, par l’opération du Saint-Esprit, qu’avec son consentement formel. Grâce au Fiat de Marie, qui représente la plus parfaite coopération de l’homme à l’œuvre de Dieu, le Verbe s’est fait chair

La Visitation de la Vierge Marie - 31 mai

 Cette fête nous rappelle la visite de Marie à Sa cousine Élisabeth. Après avoir annoncé à Marie le mystère de l’Incarnation, l’archange Gabriel La prévient que Sa cousine Élisabeth, âgée et jusque là stérile, sera mère dans trois mois, par un nouveau prodige. Marie ne tarda pas à Se mettre en route pour féliciter l’heureuse mère.

L’Assomption de la Vierge Marie - 15 août

   La fête de l’Assomption célèbre tout à la fois la mort, la résurrection glorieuse, l’entrée au ciel et le couronnement de la bienheureuse Vierge Marie. On dit assomption (d’un mot latin qui signifie enlever) et non ascension (monter) pour marquer que Marie fut enlevée au ciel, en corps et en âme, en vertu d’un privilège particulier. Cette fête fut célébrée à partir du Concile d’Éphèse (431) qui avait proclamé Marie Mère de Dieu. Fixée au 15 août, au commencement du VIe siècle, elle s’enrichit d’une vigile dès le début du VIIIe siècle. Elle fut préciseé par la proclamation du dogme par Pie XII en 1950.

La Nativité de la Vierge Marie - 8 septembre

  L’origine de la commémoration liturgique de la Nativité de Marie est liée à l’église édifiée au 5e siècle à Jérusalem, dans les environs de la piscine probatique, qui pour la tradition était le lieu de la maison de Joachim et Anne [les parents de Marie]. Depuis le 6e siècle la Nativité de Marie fut fêtée aussi à Byzance, où elle ouvre l’Année liturgique byzantine. En Occident, la fête du 8 septembre fut accueillie par l’Église de Rome au cours du 7e siècle, c’est l’une des quatre fêtes mariales de provenance orientale (2 février, 25 mars, 15 août, 8 septembre). Les textes liturgiques guident la foi, non sans un profond émerveillement. De manière sobre mais sûre, ces textes orientent vers l’expérience de tout ce qui vient de Dieu.

L’immaculée Conception de la Vierge Marie - 8 décembre

   Solennité de Marie, conçue sans péché, célébrée le 8 décembre. Par un privilège unique, qui est une grâce venant déjà de la mort de son Fils sur la Croix, Marie a été conçue dans le sein d’Anne, sa mère, sans contracter le péché originel ; il convenait, en effet, que le Fils de Dieu se préparât une mère digne de lui. Immaculée, Notre Dame a reçu une plénitude de grâce (Lc1, 28) l’habilitant à sa dignité de Mère de Dieu ; pourtant, elle n’était pas impeccable, comme son Fils qui, étant Dieu et homme, ne pouvait pas pécher : Marie, elle, aurait pu pécher, mais elle a toujours parfaitement consenti à la plénitude de grâce dont Dieu n’a cessé de la combler.

   Dans le dessein de Dieu, c’est pour nous et pour notre salut que Marie est l’Immaculée Conception, selon le dogme défini par Pie IX en 1854 et selon sa propre déclaration à Bernadette de Lourdes en 1858. Mise à part pour devenir la Mère de Dieu, elle est à même, par sa fidélité totale à la volonté de Dieu, d’exercer une fonction maternelle de médiation, dans le prolongement de la médiation de son Fils, en faveur de tous les hommes. Ceux qui lui sont fidèles et attachés parviendront jusqu’à elle, dans la Gloire de Dieu, deve­nus avec elle l’Épouse du Christ, « toute resplendissante, sans tache, ni ride, ni rien de tel, mais sainte et immaculée » (Ép5, 27).

Les grandes fêtes et solennités des saints

Les fêtes des Apôtres :

   Tout au long de l’année liturgique l’Eglise fête les apôtres colonnes sur lesquelles Elle a été fondée. On fête par exemple : Sts Philippe et Jacques (3 mai), St Matthias (14 mai), St Thomas (3 juillet)...

Depuis toujours, les apôtres Pierre et Paul ont une place toute particulière dans l’Eglise : "Celui qui fut le premier à confesser la Foi (Pierre) et celui qui l’a mise en lumière (Paul)". La calendrier liturgique contient plusieurs fêtes les concernant :

  • La Conversion de St Paul (25 janvier)
  • La Chaire de St Pierre (22 février)
  • La solennité de St Pierre et St Paul (29 juin)
  • La mémoire de la Dédicace des Basiliques St Pierre et St Paul (18 novembre).
  • St Joseph - 19 mars

La Nativité de St Jean-Baptiste - 24 juin

   L’Église, dit saint Augustin, célèbre ordinairement la vie des Saints au jour de leur mort, qui est, à proprement parler, le jour de leur naissance à la vie éternelle. La Nativité de saint Jean-Baptiste a été exemptée de cette règle générale, parce qu’il fut sanctifié avant de naître, dans le sein de sa mère, par la présence de Jésus-Christ, dans la visite que fit la très Sainte Vierge à sainte Élisabeth. La naissance de saint Jean-Baptiste fut une grande joie pour la terre, puisqu’elle lui annonçait l’approche de sa Rédemption. Saint Jean-Baptiste occupe dans l’histoire de l’humanité une place incomparable : il sert de trait d’union entre les deux mondes, il résume en lui tout l’Ancien Testament et prépare le Nouveau ; il ferme la mission des prophètes et ouvre celle des Apôtres.

St Pierre et St Paul - 29 Juin

   Saint Pierre et saint Paul : On ne peut les séparer. Ils sont les deux piliers

 de l’Eglise et jamais la Tradition ne les a fêtés l’un sans l’autre. L’Eglise romaine, c’est l’Eglise de Pierre et de Paul, l’Eglise des témoins directs qui ont partagé la vie du Seigneur. « En un seul jour, nous fêtons la passion des deux Apôtres, mais ces deux ne font qu’un. Pierre a précédé, Paul a suivi. Aimons donc leur foi, leur existence, leurs travaux, leurs souffrances ! Aimons les objets de leur confession et de leur prédication ! » St Augustin

La Toussaint - 1er novembre

   Trois raisons principales ont engagé l’Église à l’instituer, au VIIè siècle. Il ne faut pas croire que tous les Saints aient ou puissent avoir leur jour de fête ; tous les Saints n’ont pas reçu les honneurs de la canonisation ; il y a une multitude innombrable de saints inconnus, qui s’augmente chaque jour par l’entrée au Ciel de nouveaux élus. Il convenait donc que, pour suppléer à l’impossibilité d’honorer chaque Saint, une fête commune fût instituée, dans laquelle nous puissions célébrer la mémoire de tous ces martyrs, de toutes ces vierges, de toutes ces saintes femmes, de tous ces confesseurs, en un mot, de tous ces héros de la vérité et de la vertu, nos pères et nos frères aînés dans la grande famille chrétienne : la fête de la Toussaint nous montre de la manière la plus heureuse l’Église de la terre et l’Église du Ciel se tendant la main. De plus, les fêtes particulières des Saints passent généralement inaperçues pour la plupart des fidèles ; la fête de tous les Saints ensembles leur permet de réparer une lacune dans l’accomplissement de ce grand devoir vis-à-vis des Saints, et de leurs saints Patrons spécialement. Enfin nous avons d’immenses besoins sur la terre ; il nous faut des modèles et des protecteurs : la fête de tous les Saints répond à ces besoins.

 

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