Les huiles saintes

 

   L’huile

  Depuis les temps anciens, elle est porteuse de différents caractères dont nous retrouvons la trace dans la Bible : « Elle peut être symbole de beauté et de joie. Dieu t’a consacré d’une onction de joie comme aucun de tes semblables » (Ps 44). Elle est un onguent qui calme les douleurs et fortifie les lutteurs. Elle est avant tout un signe de consécration : son action pénétrante symbolise la puissance de Dieu remplissant celui qui est oint, qui reçoit l’onction (les rois, les prêtres). Le prophète Samuel donne ainsi l’onction royale à Saül (1Samuel 10, 1), puis à David (1 Samuel 16, 12-13). L’huile est aussi utilisée pour la consécration d’un autel (Exode 29, 36).

    Souvent l’imposition des mains accompagne l’onction. Etendre les mains sur quelqu’un, c’est appeler sur lui la force de l’Esprit du Seigneur, et l’huile, pénétrant physiquement dans la peau, indique rituellement que cette force pénètre en l’homme.

    L’oint par excellence, c’est Jésus. Il est le Messie attendu, Messie ou Christ, c’est le même mot : le premier vient de l’hébreu, le second du grec ; il signifie l’oint, celui qui a été consacré. Jésus est celui en qui repose toute la Puissance divine. Dans l’Evangile, nous voyons l’Esprit reposer sur Jésus, au moment de son baptême : Jésus demeure en permanence l’oint de Dieu.

Les huiles saintes

   L’Eglise a privilégié trois huiles, les huiles saintes, qui sont bénites le Jeudi Saint, à la Messe Chrismale (on reconnaît le mot Christ : c’est la Messe au cours de laquelle l’évêque consacre les huiles d’onction). Dans chacune d’elles, on retrouve les différents symbolismes bibliques et la présence de l’Esprit Saint.

Ø  L’huile des malades : Elle procure le soulagement de l’Esprit Saint dans l’épreuve de la maladie. « Si quelqu’un est malade, recommande la Lettre de Saint Jacques (Jc5, 14), qu’il appelle les anciens et qui prient sur lui, après l’avoir oint d’huile au nom du Seigneur ».

    Au 12e siècle, il y a eu un glissement de sens ; alors que cette huile devait favoriser la guérison et fortifier le malade, elle n’était plus donnée qu’aux derniers instants, pour préparer à la mort : c’était l’extrême onction. Ce terme et cette pratique persistent encore, malgré les efforts actuels pour redonner au sacrement des malades tout son sens et son symbolisme : vie et force.

Ø  L’huile des catéchumènes : Comme l’huile qui fortifie les lutteurs, elle donne aux futurs baptisés la force de l’Esprit Saint dans le combat contre le péché. C’est au cours de la préparation au baptême que les catéchumènes reçoivent l’onction de cette huile.

   L'huile des catéchumènes contribue à la première partie du baptême pour l'exorcisme. C’est pourquoi elle est encore appelée aussi huile des exorcismes

Ø  Le Saint- Chrême : « Chrême »: c’est toujours ce même mot qui se traduit par « oindre ». Cette huile parfumée est réservée pour les onctions de consécration : dans trois sacrements, baptême, confirmation, ordination, et pour la Dédicace d’une église (consécration de l’autel et onction de pierres gravées d’une croix).

      Le parfum symbolise la présence de Celui qu’on ne voit ni n’entend. « Nous sommes bien pour Dieu la bonne odeur du Christ » (2Cor2, 15) et signifie la plénitude des dons de l’Esprit Saint. Comme l’huile qui imprègne tout ce qu’elle touche, par le Saint- Chrême, l’Esprit Saint descend et pénètre les êtres consacrés à Dieu et les fait participer à l’onction du Christ. C’est le sceau de l’Esprit, un caractère définitif.

Commentaires (1)

1. Epicene 18/10/2013

Vous dites : "Messe Chrismale (on reconnaît le mot Christ : c’est la Messe au cours de laquelle l’évêque consacre les huiles d’onction)".

Non, on reconnaît le mot Chrême.

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