Lexique H- O

Hampe : Long bâton servant de manche à la croix processionnelle.

Holocauste : Offrande matérielle (en général un animal) entièrement consumée, brûlée sur l'autel que les juifs, dans l'Ancien Testament, offraient à Dieu en signe d'adoration et de confiance, et acceptée par Dieu. Jésus, dans sa mort, a été le parfait holocauste.

 Homélie : Commentaire et actualisation de la Parole de Dieu, par le prêtre, au cours des célébrations liturgiques.

 Hostie : petite rondelle de pain azyme (pain sans levain) qui devient à la consécration le corps du Christ. Il y a une grande hostie pour la célébration de l’Eucharistie par le prêtre, et des petites hosties pour la communion des fidèles ; le sens premier du mot ‘’hostie’’ est ‘’Victime pacifique’’ ‘’offerte à Dieu en sacrifice.’’

 Huméral  Qui a rapport à l'épaule. Voile huméral : long voile dont le prêtre se couvre les épaules pour porter le Saint-Sacrement ou donner la bénédiction. On dit aussi écharpe.

Hymne : Poésie sacrée qu'on chante pendant l'Office divin.

 Imposition : Action de mettre sur... Imposer les mains : étendre les mains sur la tête, pour bénir, pour communiquer le Saint-Esprit, à la Confirmation, à l'Extrême- Onction. Imposition des cendres : cérémonie qui consiste à tracer sur le front un signe de croix avec des cendres bénites. Imposition de l'encens : action de mettre l'encens dans l'encensoir. Dans l'Évangile on voit souvent Jésus imposer les mains à des enfants, des malades…Ce geste signifie affection, protection, appel à une nouvelle vie…C’est le geste traditionnel dans l’Église par lequel est signifié le don de l’Esprit pour la vie chrétienne (confirmation) et l’ordination au ministère (évêque, prêtre, diacre).

 Immixtion : désigne l'acte par lequel le prêtre, au moment de l'Agnus, romps un petit morceau d'hostie et le fait tomber dans le vin. Ainsi est signifié l'inséparabilité du corps et du sang. En effet, le Sang du sacrifice ne serait rien s'il n'y avait le Corps -Eucharistie.

 Incarnation : est le fait pour Jésus, Fils de Dieu et Dieu lui-même, de prendre un corps : c’est le mystère de Jésus vrai Dieu et vrai homme, défini comme vérité de foi au concile de Nicée en 325. Cette définition a été enrichie au concile d’Ephèse en 431, qui a proclamé Marie Mère de Dieu.

      « La foi en Incarnation véritable du Fils de Dieu est le signe distinctif de la joie chrétienne. » (CEC 463)

 Inhumation : Le Christ a été déposé dans un tombeau. Au matin de Pâques, son corps devait être lavé et embaumé par les femmes. En souvenir de cela, l'Église a toujours préféré l'inhumation des corps, manifestant ainsi son respect pour le corps humain, « temple du Saint Esprit »
Les premiers chrétiens célébraient l'Eucharistie sur les tombes des martyrs. C'est une façon dire que le corps, devenu cadavre, reste cependant un corps aimé par ceux qui l'ont connu, et ont avec lui tant de souvenirs. La sépulture honore sa mémoire, et affirme l'espérance de « se revoir ».
Inhumer un corps, c'est reprendre le symbolisme du grain de blé tombé en terre : ainsi en va t-il de la résurrection des morts.

 Inquisition : Aux treizième et quatorzième siècles…C’est une étape douloureuse et regrettable de la vie de l’Église. Si l’on peut lui trouver des explications politiques et culturelles, elle n’en demeure pas moins condamnable. Au cours de l’année jubilaire le Pape Jean-Paul II a imploré le pardon de Dieu pour ce grave manquement à l’Évangile.

Instrument de paix :  Image, en métal, de Notre Seigneur en croix, que les fidèles viennent baiser, en signe de paix, d'union et d'amour. On dit aussi : le baiser de paix ou l'osculatoire.

Intinction : communion sous les deux espèces réalisée en trempant le Corps du Christ dans le Sang du Christ.

Israël : Nom donné par Dieu à Jacob. Nom donné à ses descendants et comprenant les douze tribus. C’est le peuple choisi par Dieu pour faire alliance avec lui. Les dons que Dieu lui a faits sont sans retour. Les chrétiens, disciples de Jésus, Messie d’Israël, se réclament, eux aussi de cet héritage spirituel.

 Ivraie : Plante qui, en herbe, ressemble au blé. Elle symbolise toutes les fausses doctrines.

 Jubilé : Année sainte, qui a lieu à Rome tous les vingt-cinq ans en souvenir du salut apporté par Jésus-Christ à l'humanité. Le grand jubilé de l'an 2000 a eu une ampleur extraordinaire.
C'est, pour l'Église et chaque chrétien, une occasion d'action de grâce et de remise en route.

 Juif : Dans l'histoire biblique le Juif est membre du royaume de Juda, une des douze tribus d'Israël. Par extension: tous ceux qui sont de la descendance d’Israël ou se réclament de la religion mosaïque.

 Lamentations : Poèmes religieux composés par le prophète Jérémie, dans lesquels il gémit sur les malheurs de Jérusalem et sur les ruines du Temple. Nabuchodonosor, roi de Babylone, vint assiéger Jérusalem, détruisit la Cité sainte et le Temple, et emmena les Juifs en captivité (518 av. J. C.). Aux jours de la Passion et de la mort de Jésus, l'Église dans sa tristesse et sa douleur, reprend et chante les Lamentations.

 Laudes : Du mot pluriel latin laus qui signifie louange. C’est la prière du matin, avec la psalmodie, en final, de psaumes particuliers de louange. Cet office inclut la célébration de la messe.

 Lectio divina : La lectio divina est une lecture priante de la Bible. La Parole de Dieu est au cœur de notre vie, sa place est primordiale, elle est notre nourriture de chaque jour. La moniale « ne se nourrit pas seulement de pain mais de toute parole venant de la bouche de Dieu ». C’est pourquoi nous la prions, nous la travaillons chaque matin, après les Vigiles et l’oraison personnelle. Dans le silence de la nuit, au scriptorium, en compagnie des autres sœurs, nous cherchons Dieu, nous l’écoutons. Avec la pratique quotidienne de la lectio, nous puisons notre force et notre grâce pour vivre ce que Dieu nous commande pour nos sœurs et le monde.

 Lectionnaires : c’est un livre contenant les lectures (du dimanche, de semaine, pour les circonstances particulières). 

                                                                                    Lectionnaire de semaineLectionnaire de semaine

 

Litanie : une prière chrétienne forme consistant en une série de pétitions chanté ou dit par un diacre, prêtre, ou chantre, à laquelle la congrégation répète une réponse fixe. La forme d'origine à Antioche au 4ème siècle et la propagation de là dans les Eglises orientales, puis vers l'ouest. Il est resté plus important dans l'Est, où les litanies dirigées par un diacre sont la principale forme de participation par la congrégation dans la liturgie. Dans l'Ouest, les litanies des saints est la seule litanie liturgique pour les catholiques romains.

 Liturgie ; (mot qui vient du Grec et signifie « œuvre publique » service de la part/ en faveur du peuple) se définit comme le culte public et officiel institué par l’Eglise, la fonction dont elle à la charge : chanter la louange divine. C’st la prière officielle de l’Eglise, pour rendre à Dieu la gloire, l’adoration, la louange, l’action de grâce qui lui sont dues. En même temps, l’Eglise intercède auprès de Dieu pour tous les hommes. La liturgie a deux rôles essentiels : rendre gloire à Dieu et  nourrir la prière des fidèles et leur procurer les grâces dont ils ont besoin.

 Livre des bénédictions ; livre contenant diverses prières de bénédictions sur les personnes et les objets qui peuvent être utilisées par le prêtre, le diacre, ou même le laïc dans certaines conditions. 

 Loi : En hébreu, la Torah C’est la loi, révélée par Dieu à Moïse pour conduire et garder son peuple dans l’Alliance. Au sens strict elle correspond aux cinq premiers livres de la Bible. Dans un sens plus large elle en vient à désigner la Bible tout entière.

 Lunule : c’est une pièce détachable de l’ostensoir de forme lunaire. Elle sert à porter le saint sacrement.

                                                                                       

Magistère : La constitution dogmatique Dei Verbum du 18 novembre 1965, issue du concile Vatican II, explique que la doctrine chrétienne est, pour les catholiques, issue d'une seule source : la Révélation. Cette vérité sur Dieu et sur le salut qu'il accorde aux hommes est connue grâce à trois moyens : La Tradition (christianisme), les Saintes Écritures, et le Magistère vivant dont l'autorité s'exerce au nom du Christ, c'est-à-dire par les évêques en communion avec l'évêque de Rome.

Pour les catholiques, cette autorité du collège épiscopal uni à son chef le pape est un héritage du Christ et des apôtres, selon leur interprétation des Évangiles, par exemple cette phrase du Christ de l'Évangile selon Luc, 10:16 :

« Celui qui vous écoute, m'écoute ; et celui qui vous rejette, me rejette ; et celui qui me rejette, rejette celui qui m'a envoyé. »

L'Église considère qu'elle est assistée dans sa tâche d'enseignement par le Saint-Esprit, à l'œuvre particulièrement dans les conciles et les déclarations ex cathedra du pape, qui tous deux sont réputés infaillibles. Le Magistère s'exprime également dans des occasions moins solennelles, dans les actes pontificaux (encycliques, motu proprio, etc.), ou des préfets des congrégations de la Curie romaine, en particulier le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Le Magistère est alors qualifié de « simplement authentique » : il requiert l'adhésion des fidèles sur le sujet traité.

C'est ainsi que se distingue le « Magistère ordinaire » du « Magistère extraordinaire ».

Dei Verbum explique ainsi au paragraphe 10 :

« La charge d'interpréter authentiquement la parole de Dieu écrite ou transmise a été confiée au seul Magistère vivant de l'Église, dont l'autorité s'exerce au nom de Jésus-Christ. Ce Magistère n'est pas au-dessus de la parole de Dieu ; il la sert, n'enseignant que ce qui a été transmis, puisque, en vertu de l'ordre divin et de l'assistance du Saint-Esprit, il écoute pieusement la parole, la garde religieusement, l'explique fidèlement, et puise dans cet unique dépôt de la foi tout ce qu'il nous propose à croire comme étant divinement révélé. »

On appelle « magistère extraordinaire » l'ensemble des actes pontificaux et conciliaires dont l'objet est la définition solennelle d'une doctrine sur la foi ou les mœurs. On trouve sa définition dans Lumen Gentium au n° 25, dans le catéchisme de l'Église catholique au §891 et dans le canon 749 :

« Can. 749 - § 1. Le Pontife Suprême, en vertu de sa charge, jouit de l'infaillibilité dans le magistère lorsque, comme Pasteur et Docteur suprême de tous les fidèles auquel il appartient de confirmer ses frères dans la foi, il proclame par un acte décisif une doctrine à tenir sur la foi ou les mœurs.

§ 2. Le Collège des Évêques jouit lui aussi de l'infaillibilité dans le magistère lorsque les Évêques assemblés en Concile Œcuménique exercent le magistère comme docteurs et juges de la foi et des mœurs, et déclarent pour l'Église tout entière qu'il faut tenir de manière définitive une doctrine qui concerne la foi ou les mœurs; ou bien encore lorsque les Évêques, dispersés à travers le monde, gardant le lien de la communion entre eux et avec le successeur de Pierre, enseignant authentiquement en union avec ce même Pontife Romain ce qui concerne la foi ou les mœurs, s'accordent sur un point de doctrine à tenir de manière définitive. »

Cet enseignement demande une adhésion de la foi de la part des fidèles : ne peut donc se réclamer catholique celui qui refuse des points définis par le magistère extraordinaire.

Le dernier acte de ce type posé par un pape est la proclamation du dogme de l'Assomption de la Vierge Marie par l'encyclique Munificentissimus Deus en 1950. Le concile Vatican I a quant à lui définit le dogme de l'infaillibilité pontificale en 1870.

 Le « Magistère ordinaire et universel des évêques » est un enseignement universel (valable partout et de tout temps : semper et ubique (canon de Saint Vincent de Lérins), en communion avec le pape. Il suppose la commune adhésion de foi des fidèles. Il est considéré comme divinement révélé et donc irréformable. Il est définit par Lumen Gentium au n°25 et par le catéchisme de l'Église catholique au §891.

Le fidèle doit à cet enseignement « l'adhésion de la foi ».

Il peut arriver que le besoin se fasse sentir de solenniser cet enseignement : soit pour lutter contre des erreurs sur ce sujet, soit pour rendre grâce à Dieu. Le pape ou un concile peut alors user de son magistère extraordinaire : C'est ce qui s'est passé en 1950 avec Munificentissimus Deus.

 Magistère universel: C'est l'enseignement habituel du pape et des évêques dans leurs exhortations, leurs catéchismes, leur lettres diverses, ou leurs sermons ou explications. L'autorité de ce magistère est très variable, selon ce que le pape ou l’évêque manifeste de sa pensée et de sa volonté et que l’on peut déduire en particulier du caractère des documents, ou de l’insistance à proposer une certaine doctrine, ou de la manière même de s’exprimer.

« CEC - 892. L’assistance divine est encore donnée aux successeurs des apôtres, enseignant en communion avec le successeur de Pierre, et, d’une manière particulière, à l’évêque de Rome, Pasteur de toute l’Église, lorsque, sans arriver à une définition infaillible et sans se prononcer d’une " manière définitive ", ils proposent dans l’exercice du Magistère ordinaire un enseignement qui conduit à une meilleure intelligence de la Révélation en matière de foi et de mœurs. A cet enseignement ordinaire les fidèles doivent " donner l’assentiment religieux de leur esprit " (LG 25) qui, s’il se distingue de l’assentiment de la foi, le prolonge cependant. »

Le fidèle doit à cet enseignement un « assentiment religieux de leur esprit » : la parole de l'évêque doit être tenue pour juste et vraie, jusqu'à plus ample informé.

Magnificat : Cantique en l'honneur de la Sainte Vierge, désigné par son premier mot (S. Luc, ch. I). Les paroles en ont été prononcées par la Sainte Vierge elle-même, au jour de sa visite à sa cousine sainte Elisabeth, mère de saint Jean-Baptiste.

Mandatum : Premier mot de l'antienne par laquelle on commence la cérémonie du lavement des pieds, le Jeudi saint : Mandatum novum do vobis, je vous donne un commandement nouveau. Il Désigne aussi la cérémonie elle-même.

Manuterge : c’est un linge de forme rectangulaire et de couleur blanche, e prêtre s’en sert pour essuyer les mains après ablution.

Mariage : Le mariage, c'est l'union d'un homme et d'une femme sous le regard de Dieu.
C'est un des sept sacrements chrétiens. Les quatre piliers du mariage chrétien sont la liberté, l'indissolubilité, la fidélité et l'ouverture au don de la vie.En s'unissant par consentement pour le pire et le meilleur, les époux s'engagent à fonder une famille. Symboliquement, les époux s'échangent alors les alliances en signe de leur amour. Se marier, c'est renouveler l'acte d'union entre Dieu et son peuple. Voici les dispositions voulues pour en recevoir : être baptisé et vivre en bon chrétien- consentir librement à vivre pour toujours ensemble dans la monogamie en s’aimant l’un et l’autre- il faut que le mariage soit célébré devant un prêtre à l’église ou devant deux témoins.

Les grandes parties de cette célébrations : ouverture de la célébration- liturgie de la parole- liturgie du sacrement (consentements des mariés, bénédiction sur les anneaux…)- liturgie eucharistique- rite de conclusion.

 Martyre : Supplice enduré par les chrétiens en témoignage de leur foi en J.-C. || Martyr : celui qui a souffert ce supplice. Le premier martyr est S. Etienne, lapidé à Jérusalem. || Martyrs du canon de la messe. Dans la primitive Église, l'évêque qui célébrait la messe inscrivait et nommait, au canon, les saints martyrs qui venaient de verser leur sang pour la foi ; c'était ce qu'on appelait canoniser. La liste s'allongeait à chaque persécution. On a seulement conservé, dans la suite, les noms des plus anciens et des plus célèbres, que le prêtre lit encore aujourd'hui, avant et après la consécration.

Avant la consécration : le prêtre invoque la Sainte Vierge , les Apôtres, puis les douze premiers martyrs les plus vénérés à Rome au IIIe et au IVe siècles : Lin, Clet, Clément, trois premiers successeurs de S. Pierre ; Sixte, Corneille, deux autres papes ; Cyprien, évêque de Carthage, en Afrique ; Laurent, diacre, brûlé vif pour avoir refusé de livrer le trésor de l'église, destiné à l'entretien des pauvres ; Chrysogone, illustre Romain, martyrisé sous l'empereur Dioclétien (300) ; Jean et Paul, deux frères martyrisés sous Julien l'Apostat (360) pour avoir refusé de sacrifier aux idoles ; Côme et Damien, deux frères médecins, livrés aux flammes, délivrés miraculeusement, puis crucifiés (vers l'an 286).

Après la consécration : le prêtre invoque S. Jean-Baptiste, S. Etienne ; deux apôtres, S. Mathias et S. Barnabé non nommés auparavant ; S. Ignace d'Antioche, en Asie ; S. Alexandre, cinquième pape ; S. Marcellin et S. Pierre, martyrisés sous Dioclétien ; deux saintes femmes martyres, Félicité et Perpétue des vierges martyres pour lesquelles on avait, à Rome, une grande vénération, Agathe, Lucie, Agnès, Cécile ; Anastasie, veuve.

Martyrologe : est un livre liturgique catholique, il s'agit de recueils de brèves notices sur les saints à fêter. Il peut également contenir des prières de bénédiction ou de consécration. Ce mot ne signifie pas seulement liste des martyrs mais liste des personnages reconnus saints par l'Église, personnages qui ont porté témoignage de leur foi chrétienne. Il y a environ 40000 saints inscrits au martyrologe. Il peut exister des martyrologes propres à certaines confessions chrétiennes, mais ceux-ci ne sont pas reconnus par l'Eglise. Un martyrologe commun à l'Église catholique et à certaines Églises réformées serait à l'étude. Quelques listes de soldats morts lors de la Première Guerre mondiale sont intitulées martyrologes.

Memento : Mot latin signifiant : souviens-toi. Prière du canon de la messe, dans laquelle le prêtre rappelle le souvenir de ceux, vivants et morts, pour lesquels il veut prier.

Mercredi des Cendres : dans les églises chrétiennes, est le premier jour de la saison pénitentiel du Carême, dite de la cérémonie de placer les cendres sur le front en signe de pénitence. Cette coutume, probablement introduit par le pape Grégoire I, a été univers-   elle depuis le Synode de Benevento (1091). Dans l'église catholique romaine, les cendres provenant brûlé palmes de la précédente Dimanche des Rameaux sont bénis avant la messe du Mercredi des Cendres. Le prêtre bénit les lieux les cendres sur le front des prêtres officiant, le clergé, et la congrégation, tout en récitant sur chacun de la formule suivante: "Souviens-toi que tu es poussière et vers la poussière tu retourneras».

 Messe chrismale : c’est la messe célébrée le mercredi saint ou le jeudi saint (matin) par l’évêque entouré de ses prêtres, au cours de laquelle a lieu la bénédiction des huiles saintes et le renouvellement des engagements sacerdotaux. 

 Miséricorde : du latin miseria et cor, cordis, le cœur, est le fait d’être sensible aux malheurs d’autrui. Elle est le fruit de l’amour d’un cœur qui se penche sur la misère. La miséricorde divine désigne l’attention de Dieu aux misères des hommes et l’amour qu’il leur port avec son cœur de Père. La fête de la Miséricorde Divine a été explicitement demandée par Jésus à une religieuse polonaise, sainte Faustine Kowalsaka. Elle a été instituée par Jean Paul II, le 30 Avril 2000 : l’Eglise la célèbre le deuxième dimanche de Pâques.

Dans son encyclique ‘’ la Miséricorde Divine’’ publiée le 30 novembre 1980,  Jean Paul II, au début de son pontificat nous parle longuement de la Miséricorde Divine.

‘’ Dans le Christ et parle Christ, Dieu devient visible dans sa miséricorde… La révélation et la foi nous enseigne à recourir à cette miséricorde au nom du Christ et en union avec lui. En révélant l’amour de Dieu, le Christ exigeait en même temps des hommes qu’ils se laissaient guider dans leur vie par l’amour et la Miséricorde… L’appel à la miséricorde est l’une des composantes essentielles de la morale de l’Evangile’’ (Jean Paul II, Dives in miséricordia 2- 3)

 Missel : Livre contenant les prières de la messe. Il est divisé selon l'ordre suivant : l° au milieu, le canon de la messe, dont les pages sont indiquées par les signets rouges. 2° Avant : les messes depuis le premier dimanche de l'Avent jusqu'à Pâques. 3° Après : les messes depuis Pâques jusqu'à l'Avent. 4° À la suite : les messes propres des saints, selon l'ordre de l'année liturgique qui commence à la fête de S. André (30 nov.). 5° Les messes communes des saints : messe d'un Apôtre, messes des martyrs, messe d'un confesseur  pontife, messe d'un confesseur non pontife ; messe d'une vierge, messe d'une sainte femme. 6° Messes votives (St- Esprit, Ste Vierge, Sts Anges, etc...) ; messes des défunts, messe de mariage. 7° Supplément contenant les messes particulières au diocèse.

Missel romain : est le livre liturgique qui rassemble les textes (ordinaire de la messe, chants, lectures, oraisons, etc.) et les indications rituelles et musicales (rubriques), nécessaires à la célébration de la messe par le prêtre, selon le rite romain.

 Missionnaire : Prêtre, ou religieux, ou simple chrétien, envoyé annoncer la bonne nouvelle de l'Évangile.

Mitre : Coiffure de l'évêque pendant les cérémonies. Elle est munie de deux larges rubans retombant sur le dos et appelés fanons,

Modérateur : C'est un terme du droit canonique… Quand une paroisse, ou un secteur de plusieurs paroisses est confiée à une équipe de religieuses, ou  (et) de laïcs chrétiens, l'évêque nomme, auprès de cette équipe, un « prêtre modérateur ». Son rôle est d'aider à l'exercice de la co-responsabilité, et à l'unité avec l'Église diocésaine.

 Moine, moniale : Le moine et la moniale sont des personnes qui mènent une vie monastique, cénobitique ou érémitique, c’est-à-dire en communauté de frères ou de sœurs, ou en solitude. Leur vie, qu’elle soit vouée à la vie commune ou à la vie solitaire, est entièrement ordonnée, consacrée à Dieu. Le mot moine vient du grec monos qui signifie « seul », mais aussi « simple », ce qui veut dire que le moine, la moniale sont des personnes qui vivent au-dedans d’elle-même seule avec Dieu, simples, c’est-à-dire, unifiés à l’intérieur. La solitude du moine, de la moniale est avant tout synonyme d’unité avec Dieu. Nous pouvons citer le psaume 4 en guise d’illustration : « Seigneur, tu me donnes d’habiter seul en ta confiance. »

 Monitions : (avertissement, annonce). Oraisons du Vendredi saint précédées d'un avertissement, où le prêtre annonce les intentions pour lesquelles il convient de prier.

Motet : Petit morceau de chant liturgique, en l'honneur de N.-S., de la Sainte Vierge, d'un Saint.

Nappe d’autel: D’après les normes liturgiques, l’autel doit être couvert d’une nappe au moins. Cela souligne le symbolisme de l’autel, table du banquet eucharistique, cependant que le corporal évoque davantage le linceul du Crucifié.

                                                                                     Nappe d'autel (au sol) longueur jusqu'à 6 pieds

 

 Navette : (navis, navire). Petit vase ayant la forme d'un navire, dans lequel on conserve l'encens.

'Nef : Partie de l'église ayant la forme d'un vaisseau.

Nocturne : Partie de l'Office divin que primitivement on chantait la nuit. L'Office comprend ordinairement trois nocturnes.

Noël : C’est le jour où nous fêtons le nouveau né, enveloppé de langes, couché dans une mangeoire d’animaux ( la crèche), né dans les courants d’air d’une nuit froide,  plus pauvre que les pauvres :

              « Il n’y avait pas de place pour eux à l’hôtellerie. » Lc1, 7

La naissance du sauveur est pour toute l’Eglise l’occasion d’une joie sans pareille que la liturgie exprime par des signes sensibles : ornements blancs, fleurs etc. La liturgie marque ce jour en célébrant trois messes pour honorer la triple naissance du Fils de Dieu.

  • A minuit, sa naissance temporelle, à Bethléem (Nativité)
  • A l’aurore, sa naissance spirituelle dans nos âmes. (Visite des bergers à la crèche)
  • A la messe du jour, sa naissance éternelle dans le sein de son Père (« Au commencement était le Verbe… »)

Nœud : Partie renflée en forme de boule, vers le milieu de la hauteur, dans le calice, dans les chandeliers des céroféraires.

Oblats : Choses offertes. On désigne ainsi le pain et le vin qui sont sur l'autel, à l'offertoire. On dit encore : oblations.

Octave : Huit. Les jours qui suivent une grande fête jusqu'au huitième, pendant lesquels on récite l'office ou la mémoire de la fête : octave de l'Épiphanie, de Pâques, de la Pentecôte.

Offerte : Cérémonie aux jours d'obsèques, pendant laquelle les fidèles viennent baiser l'instrument * de paix et faire une offrande pour le sacrifice.

Offertoire : Partie de la messe pendant laquelle le prêtre présente à Dieu les offrandes,
et notamment le pain et le vin.  En offrant les matières – le pain et le vin – les fidèles s’offrent eux mêmes avec leurs efforts, difficultés, souffrances acceptés par amour de Jésus. Cette oblation reste toute relative à celle du Christ : comme la goutte d’eau dans le vin, le sacrifice des fidèles est comme ‘’immergé’’ dans celui du Christ et ne prend sa réalité uniquement que dans et par ce sacrifice du Christ au moment de la consécration.

Office : Cérémonie d'église. || Office divin : prière publique faite chaque jour par les prêtres, au nom de l'Église. L'Office divin comprend : les nocturnes, prières de la nuit ; les laudes, prières du matin ; prime, prière de la première heure, selon l'ancienne manière de compter (6 heures du matin) ; tierce, prière de la troisième heure (9 h. du matin) ; sexte, prière de la sixième heure (midi) ; none, prière de la neuvième heure, (3 h. du soir) ; vêpres et complies, prière du soir.

Onction : Signe de croix fait par l'évêque ou le prêtre, avec l'huile sainte, sur une personne, une chose, pour la consacrer à Dieu, pour la purifier. On fait des onctions sur le corps, sur les colonnes d'une église, sur l'autel. Le prêtre fait des onctions sur l'enfant au baptême. Il en fait une dernière fois, sur le mourant en donnant le sacrement que, pour cette raison, on appelle extrême-onction.

Ordinaire : (liturgie) : désigne les textes chantables par l'assemblée, qui sont obligatoire, à savoir : le Kyrie, l e Gloria, le Credo, le Sanctus, l'Agnus Dei. Le Notre Père n'est jamais mentionné comme faisant partir de l'ordinaire, probablement parce que cette prière n'est pas propre à la liturgie de la messe. Ces textes ne doivent subir aucune modification ni ajout, exception faite pour le Kyrie. A ce sujet voir à "Trope". Voir aussi à "Propre".

Ordinaire : (personne) : désigne l'évêques en tant que pasteur et responsable de son diocèse. On utilise aussi la formule "ordinaire du lieu" pour parler explicitement de l'évêque du diocèse, ce qui sous entend que l'autorité d'un évêque s'arrête aux limites de son diocèse.

Ordo : (latin : ordre). Livre à l'usage des prêtres, contenant l'ordre de tous les offices de l'année, avec les indications utiles à leur célébration.

Ordres religieux : Ensemble des congrégations religieuses, masculines et féminines.

Osculatoire : ou baiser de paix, portant l'image de Notre Seigneur., que les fidèles baisent respectueusement.

Ostensoir : un objet de culte, destiné à présenter à l’adoration des fidèles l’hostie consacrée. On le place sur l’autel pour le salut du saint sacrement, les moments d’adoration silencieuse. Un vase servant à l’exposition du Saint Sacrement.

                                                                                                                

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