Le cierge pascal et les insignes épiscopaux

 

  Le cierge pascal

 

      Apparu dès le IVème siècle, le cierge pascal, de taille particulièrement grande, est normalement fait d’une cire très pure et décoré d’une Croix rouge. Cierge pascal, symbole du Cierge pascal demande quil soit unique, même si plusieurs paroisses sont rassemblées, puisquil représente le Christ ressuscité, lumière du monde » (Calendrier liturgique régional 1997-1998). Mais une question : « En raison de la restructuration des paroisses, il ny a plus quune paroisse. Cependant, devons-nous avoir un cierge pascal dans chaque église communale ? »Voici quelques éléments de réponse.

Feu et lumière sont appelés à briller dans la nuit sainte

Comprenons d’abord que le cierge pascal et signe et symbole. Signe, il veut nous conduire à une réalité absente. Colonne de cire, travaillée par l’homme, à partir de l’œuvre des abeille dans toute la végétation, allumée au feu nouveau, elle brille de sa lumière dans la nuit sainte, renvoyant à la lumière unique, source de toute lumière, Jésus, Christ, Seigneur. Cierge, signe d’une absence qui devient présence par le symbole. Par associations d’idées on découvre que l’absent devient présent, grâce aux marques sur le cierge : croix, alpha et oméga, millésime de l’année en cours, insertion éventuelle des grains d’encens dans la colonne de cire, avec la parole qui explicitent. Le mystère pascal est rappelé pour être célébré. Il faut donc tenir au tout, pour aller par les signes et symboles, de l’absence à la présence. Il est donc clair que le cierge pascal ne peut qu’être unique dans la célébration de la nuit sainte. C’est à l’unique source de lumière que les participants allument leur propre cierge, pour symboliser, au début, le passage de la, nuit à la clarté pascale et, plus tard, pour renouveler les engagements de leur baptême, en gardant leur « lampe allumée » jusqu’à la venue de l’Époux, dans la nuit

Le Christ ressuscité :                  

  C’est le signe du Christ Ressuscité dans l’Eglise. Le prêtre l’allume en disant : « Que la lumière du Christ, ressuscitant dans la gloire dissipe les ténèbres de notre coeur et notre esprit »

  Au début de la Vigile Pascale, le diacre pénètre en portant le cierge pascal allumé, dans l’Eglise plongée dans le noir. En effet la lumière de la résurrection vient faire la lumière dans les parties sombres de notre vie, vient les éclairer et les transfigurer.

  Cette lumière est transmise à tous les fidèles à l’image de la grâce et de l’amour de Dieu qui nous vient de la résurrection du Christ et qui nous est transmis à chacun. Quand on en transmet la flamme sa clarté ne diminue pas

Les inscriptions sur le cierge Pascal :

 Dans chaque angle, sont tracés les quatre chiffres du millésime de l’année proclamant que le Christ est Maître du temps et de l’histoire : «A lui le temps et l’éternité, à lui la gloire et la puissance pour les siècles sans fin ».

 Au-dessus et au-dessous de la croix, la première lettre a (Alpha) et la dernière lettre w (Omega) de l’alphabet grec sont inscrites, manifestant que le Christ est "commencement et fin de toutes choses". En effet le prologue de l’Evangile selon Saint Jean nous dit : "Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu". Le Verbe, la Parole c’est bien sûr Jésus. Toujours St Jean, mais dans le livre de l’Apocalypse cette fois dit : "Oui, mon retour est proche ! " Amen, viens, Seigneur Jésus ! ". Cette phrase, la dernière de la Bible nous montre bien que c’est Jésus que l’on attend et qui reviendra à la fin des temps comme nous l’affirmons dans le Credo.

 A chaque extrémité de la croix, le prêtre place des grains d’encens signe des 5 plais du Christ en disant : « Par ses saintes plaies, ses plaies glorieuses, que le Christ Seigneur nous garde et nous protège. Amen. »

L’Exultet

L’Exultet est l’annonce solennelle de la Pâque, chantée par le diacre au début de la grande Vigile, après la bénédiction du feu nouveau, la préparation du cierge pascal et la procession d’entrée dans l’église à sa lumière. Il conclut la première partie de la veillée pascale, qui célèbre la lumière du Christ ressuscité.

La vrai Lumière, c’est le Seigneur

Le terme de lumière revient en de multiples passages de la Bible que ce soit dans l’ancien ou le nouveau testament. A la Création, au moment où Dieu guide les hébreux par une nuée lumineuse, dans les psaumes… Le nouveau testament éclaire cette signification de la lumière en précisant que c’est Jésus qui est « la lumière du monde ». A la naissance de Jésus : "Le peuple qui demeurait dans les ténèbres a vu une grande lumière ; sur ceux qui demeuraient dans la région sombre de la mort, une lumière s’est levée" (Mt 4 :16)

La présentation de Jésus au temple : Syméon déclare que Jésus est : « la lumière qui éclaire les nations »: "Maintenant, Souverain Maître, tu peux, selon ta parole, laisser ton serviteur s’en aller en paix ;car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples, lumière pour éclairer les nations et gloire de ton peuple Israël." (Lc2, 32)

A la transfiguration "Et il fut transfiguré devant eux : son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. "(Mt 17, 1)

Jésus désigné comme la vraie lumière : "Le Verbe était la lumière véritable, qui éclaire tout homme ; il venait dans le monde."(Jn1, 4-9)

Jésus déclare être la vraie lumière : "Je suis la lumière du monde. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie." Vous êtes la lumière du monde : "Ainsi votre lumière doit-elle briller devant les hommes" (Mt 5 : 16)

La lumière dans la liturgie

Dans la Rome antique, les empereurs se faisaient entourer d’hommes portant des torches pour annoncer leur présence. Le Christianisme naissant a repris cette idée en entourant de la lumière non pas l’empereur mais le Roi des Rois, le Seigneur des seigneurs : le Seigneur Jésus.

On distingue plusieurs fonctions de la lumière dans la liturgie :

Historiquement : éclairer pour que l’on voit les objets en question
 L’autel dans les catacombes et les basiliques des premiers chrétien
 La croix de procession …

Symboliquement :
 Honorer les signes de la présence de Jésus, lumière du monde, parmi nous. En entoure donc de cierges les signes du Christ dans l’Eglise :
 Jésus présent dans le pain et le vin consacrés
 L’autel qui représente Jésus s’offrant sur l’autel de la croix
 La croix de procession
 L’Evangéliaire porté en procession : car Jésus est La Parole de Dieu
 Les reliques de saints qui se sont tout entier donnés au Seigneur.

 

Les insignes épiscopaux de l’évêque

 

        Les insignes de l'évêque sont sa crosse et sa mitre. De tels signes permettent de distinguer l'évêque des prêtres (quand ils sont nombreux) et rappellent la responsabilité de l'évêque vis à vis de son peuple. La couleur épiscopale est le violet. Le violet est une couleur d’apaisement ; l’ardeur du rouge y est adoucie par la froideur du bleu. Le violet est donc la couleur symbolique par excellence de la tempérance. C’est pourquoi la soutane de l’évêque (ou à tout le moins le liseré de celle-ci et sa ceinture) est violette.

 

  La Mitre : Chapeau de cérémonie porté par l'évêque: son origine est mal connue. La forme de cette coiffure a beaucoup changé pour prendre la forme conique avec deux fanons qui subsiste actuellement. La mitre a une origine fort peu connue. Vers le Xe siècle, la mitre constitue la coiffure d’apparat non-liturgique des papes. Sa forme a d’ailleurs beaucoup évolue. Elle constitue aujourd’hui la coiffe liturgique des évêques. Notons que les papes portaient jadis la tiare qui était une triple couronne symbolisant le pouvoir spirituel du pape sur les âmes, le pouvoir temporel sur ses Etats et sa suprématie sur les empereurs. Paul VI y a renoncé définitivement pour adopter la mitre d’évêque de Rome.

 

     La Croix pectorale : Dans les grandes célébrations, l'évêque porte sur la poitrine une croix suspendue à un cordon ou une chaînette passé autour du cou. Pectoral vient de pectus qui signifie "poitrine" en latin.

 

                                                                                                                                                            

La Crosse : Bâton pastoral de l'évêque dont l'extrémité est recourbée. Cet insigne de l'évêque manifeste que celui-ci a la charge du peuple de Dieu établi dans un endroit précis. Il rappelle le bâton dont se sert le berger pour rassembler les brebis de son troupeau.

 L’Anneau : L'évêque porte à un doigt un anneau pastoral qui est le symbole de sa fidélité au peuple chrétien dont il a la charge. Comme les époux portent une alliance, signe de leur mariage, l'évêque porte un anneau à l’annuaire qui montre son union avec l'Eglise, le peuple chrétien dont il est le pasteur.

 

  La calotte : C’est un petit bonnet rond ne couvrant que le sommet du crâne. Blanc pour la Pape , rouge pour les cardinaux et violet pour les évêques.

 

  Le pallium : c’est une bande de laine blanche qui se place sur les épaules à la façon d’un collier ; deux pendantes tombent, l’un par devant, l’autres par derrière. La partie qui entoure le cou porte quatre petites croix noires. Le pallium est l’insigne des archevêques.

 

   La Cathedra : C’est la chaîne épiscopale de l’évêque.

 

Les évêques  du Bénin avec leurs diocèses respectifs

Les évêques

Les diocèses

 

Cotonou

 Mgr Antoine GANYE

Dassa- Zoumè

Administrateur, Mgr Antoine GANYE

Abomey

Mgr Cyrille HOUNDEKON

Djougou

Mgr Paul VIEIRA

Lokossa

Mgr Victor AGBANOU

Parakou

Mgr Fidèle AGBACHI

N’ Dali

Mgr Martin ADJOU

Kandi

Mgr Clet FELIHO

Natitingou

Mgr Pascal N’KOUE

Porto- Novo

Mgr Marie- René EHOUZOU

 

 

 

 

 

 

 

 Comment un Pape choisit un nom

 

La règle veut que le successeur de l'apôtre Pierre sur le trône de l'Eglise choisisse son nom, juste après avoir été élu par le collège des cardinaux, le Sacré collège, réunis en conclave. C'est Jean Paul Ier, élu en 1978, et dont le pontificat n'avait duré que 33 jours, qui le premier avait choisi de porter deux prénoms accolés l'un à l'autre - un tel double nom était sans précédent dans l'histoire de la papauté - souhaitant ainsi exprimer sa gratitude et son attachement à l'héritage laissé à l'Eglise par les pontifes Jean XXIII et Paul VI.

Origines multiples

  Jean Paul II, qui lui avait succédé en octobre 1978, avait expliqué son choix dans sa première encyclique "Redemptor hominis" du 4 mars 1979 par la  volonté de s'inscrire symboliquement dans la lignée de ses plus proches prédécesseurs. "Ce pontificat (de Jean Paul Ier) n'ayant duré qu'à peine trente-trois  jours, il m'appartient non seulement de le continuer, mais, d'une certaine  manière, de le reprendre au même point de départ", écrivait-il dans son encyclique. "Jean XXIII et Paul VI constituent une étape à laquelle je désire me référer directement comme à un seuil à partir duquel je veux, en compagnie

 

de Jean Paul Ier pour ainsi dire, continuer à marcher vers l'avenir, me laissant guider, avec une confiance sans borne, par l'obéissance à l'Esprit que le Christ a promis et envoyé à son Eglise", pouvait-on lire dans "Redemptor  hominis".

Plusieurs possibilités s'offriront au successeur de Jean Paul II, qui sera le 265e pape de l'histoire, pour choisir le nom qui sera le sien pendant son  pontificat. Ainsi pourra-t-il opter pour une forme latinisée de son propre nom de famille, choisir le nom d'un pape précédent auquel il accolera son propre chiffre ou encore retenir le nom d'un saint. Il peut aussi se déterminer en fonction de la signification du nom, par exemple Pie (pieux) ou Innocent. Des considérations personnelles peuvent également entrer en ligne de compte comme ce fut le cas pour le pape Jean XXII qui choisit son nom en référence à  son propre père.

" Pierre ", un nom tabou

A l'origine, les papes gardaient habituellement leur nom de baptême et ceci jusqu'à la fin du premier millénaire. La coutume change en 996 quand Grégoire V abandonne son nom de baptême, Bruno. Cent trente et un de ses 133 successeurs feront de même, dont Jean Paul II. Avant le Xe siècle, six papes seulement avaient changé de nom pour des raisons diverses. La première exception fut Jean II en 533. Baptisé Mercure, il ne souhaitait pas porter le nom d'un dieu païen. Depuis le Galiléen Simon- Pierre, le premier pape mort en martyr en l'an 64 après Jésus-Christ, aucun pape n'a osé adopter le nom de Pierre. Jean XIV (983), qui s'appelait pourtant Pierre, n'a pas brisé ce qui est considéré comme un véritable tabou. De même pour Serge IV (1009).

Le premier nom à être choisi à plusieurs reprises était celui de Sixte, en  257 avec le pape Sixte II. Depuis, les noms les plus souvent adoptés sont Jean  (21), Grégoire (16), Clément et Benoît (14), Léon et Innocent (13) et Pie (12). En cas de répétition, les noms sont classés par des chiffres romains comme pour les rois et empereurs.

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