Les sacrements

 

Les sacrements sont des signes visibles du don gratuit (la grâce) de Dieu, institués par le Christ et confiés à l'Eglise. Par les sacrements, le croyant entre et participe à la vie divine. Les rites visibles (eau, imposition des mains, onction...) sous lesquels les sacrements sont célébrés, signifient et réalisent les grâces propres de chaque sacrement (pardon de Dieu, vie de Dieu par le baptême, service des frères par l'ordination...)

      L'Esprit Saint prépare aux sacrements par la Parole de Dieu. Les sacrements fortifient et expriment la foi, leur fruit, s'il est d'abord personnel, contribue aussi à la communion de toute l'Eglise. « Une âme qui s'élève, élève le monde ».

   L'Eglise célèbre les sacrements comme communauté structurée par les fidèles du Christ où chacun selon sa vocation particulière : les ministres ordonnés (diacres, prêtres et évêques), catéchises, lecteurs, missionnaires... assure la communion du Peuple de Dieu.

    « Le sacrement est le signe qui remémore ce qui a précédé, à savoir la passion du Christ ; qui met en évidence ce qui s'opère en nous pas la passion du Christ, à savoir la grâce ; qui pronostique, je veux dire qui annonce à l'avance la Gloire à venir » S. Thomas (S. th. 3, 60, 3)

Les sept sacrements de l’Église catholique

On distingue :

  Les sacrements d'initiation : Baptême, Confirmation, Eucharistie (les deux premiers n'étant reçus qu'une fois et laissant une marque indélébile),

Les sacrements de guérison : Réconciliation, Onction des malades (reçus chaque fois que cela est nécessaire),

Les sacrements du service : Mariage, Ordre.

On distingue également :

       Le mariage est indissoluble jusqu'à la mort ou déclaré nul c'est-à-dire il n'a pas eu lieu (Église catholique- romaine), dissoluble par décision épiscopale suivant le droit canon (Église orthodoxe); Le remariage des veufs/veuves est possible. Il n'existe pas de divorce mais une séparation des corps peut être prononcée par les tribunaux ecclésiastiques sans permettre évidemment un remariage sauf en cas de nullité de mariage (Église catholique). Il existe un divorce religieux (Église orthodoxe, voir plus haut). Dans certains cas, un procès canonique en nullité peut établir que l'union précédente n'existait pas et ne s'oppose donc pas à un nouveau mariage.

     L'ordre comprend 3 degrés (diacre, prêtre, évêque) et, laissant une marque indélébile, ne peut pas être répété pour le même degré. Le mariage des prêtres et des évêques est défendu par l'Église catholique- romaine pour des motifs de discipline ecclésiastique qui ne sont pas liés à la nature du sacrement et pourraient être abrogés ou modifiés par simple décision de l'autorité pontificale, comme ce fut le cas pour l'ordination diaconale d'hommes mariés dans l'Église catholique ; l'ordination d'hommes mariés comme prêtres (mais non évêques) est possible dans les Églises d'Orient (orthodoxes et catholiques).

Normalement, ces sacrements sont conférés par le prêtre, sauf :

  • le Baptême, qui peut être conféré par le diacre et même, en cas de nécessité, par tout laïc,
  • le Mariage, que les époux se donnent l'un à l'autre, mais devant l'Église (le prêtre ou le diacre qui bénit l'union),
  • l'ordre, qui ne peut être donné que par l'évêque.

L'excommunication signifie l'interdiction provisoire, pour un baptisé, de l'accès aux sacrements (eucharistie en particulier).

Importance de l'Église

   Les sacrements étant les mêmes pour l'Église toute entière et faisant partie du dépôt divin, il revient à la seule autorité suprême de l'Église d'approuver ou de déterminer ce qui est requis pour leur Validité; et il appartient à cette même autorité suprême ou à toute autre autorité compétente (conférence des Évêques ou l'Évêque diocésain), de fixer ce qui a trait à la licéité de leur célébration, de leur administration et de leur administration et de leur réception, ainsi qu'au rite à observer dans leur célébration (can. 841).

Célébration des sacrements

Dans la célébration des sacrements, les livres liturgiques approuvés par l'autorité compétente seront fidèlement suivis; c'est pourquoi personne n'y ajoutera, n'en supprimera ou n'y changera quoi que ce soit de son propre chef (can. 846, § 1); le ministre célébrera les sacrements selon son rite propre (§ 2).

Gratuité des Sacrements

En dehors des offrandes fixées par l'autorité compétente, le ministre ne demandera rien pour l'administration des sacrements, en veillant toujours à ce que les nécessiteux ne soient pas privés de l'aide des sacrements à cause de leur pauvreté (can. 848).

 

                                        

 

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