Célébrations : Baptême et Mariage

1.   Baptême

            Le nom du Baptême vient du geste qui le réalise: baptiser signifie « plonger », « immerger ». La plongée dans l'eau signifie pour celui qui demande le baptême (le catéchumène), son union au christ dans sa mort et sa résurrection. Il est comme une « nouvelle créature » Les grands événements de l'histoire de l'Alliance de Dieu avec l'humanité, rappelés dans  la célébration de la nuit de Pâques (Vigile Pascale) annonçaient déjà le Baptême. Par exemple, la traversée de la mer Rouge, véritable libération d'Israël de l'esclavage en Égypte, annonce la libération du péché par le Baptême. Par sa Pâque, sa mort et sa Résurrection, le Christ a ouvert à tous les hommes les sources de la vie éternelle. 

 Le Baptême se donne donc en plongeant le catéchumène dans l'eau, ou en lui versant de l'eau sur la tête, en invoquant la Sainte Trinité: ‘’Je te baptise au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit.’’

La célébration du baptême

 Ce qu’il faut prévoir : l’eau baptismale, saint chrême, cierge pascal ou bougies, un vêtement blanc ou chrémeau de baptême, serviette, rituel de baptême, lectionnaire, huile des catéchumènes, etc.

 

Pour un adulte : Pour ce qui concerne le baptême, doit être considéré comme adulte, celui qui est sorti de l'enfance et possède l'usage de la raison (can. 852, § 1). La préparation au Baptême se fait dans le catéchuménat et en suivant les règles particulières édictées par la Conférence des Évêques (épiscopale) pour l'initiation sacramentelle (can. 851, § 1).

Pour un enfant : (sont assimilés aux enfants, ceux qui n'ont pas l'usage de la raison), les parents de l'enfant à baptiser, ainsi que les personnes qui vont assumer la charge de parrains, seront dûment instruits de la signification de ce sacrement et des obligations qu'il comporte (can. 851, § 2).

Jour et lieu : Bien que le Baptême puisse être célébré n'importe quel jour, il est néanmoins recommandé de le célébrer habituellement le dimanche ou, si cela est possible, au cours de la veillée pascale (can. 856).

 Le ministre du baptême

Le canon 530§ 1, confie spécialement au curé la fonction de baptiser (sans lui en réserver le droit); mais le ministre ordinaire du Baptême est l'Évêque, le prêtre ou le diacre (can. 861, § 1). Cependant, sauf cas de nécessité, nul ne peut, sans la permission requise, administrer le Baptême en un territoire étranger, pas même à ses propres sujets (can. 862).

Le sujet du Baptême

 Seul peut recevoir le Baptême, tout être humain qui n'a pas déjà été baptisé

 Pour les adultes : Pour qu'un adulte puisse être baptisé, il qu'il ait manifesté la volonté de recevoir le Baptême, qu'il soit suffisamment instruit des vérités de la foi et des obligations chrétiennes et qu'il ait été mis à l'épreuve de la vie chrétienne par le catéchuménat; il sera aussi exhorté à se repentir de ses péchés (can. 865 § 1).

Un adulte en danger de mort peut être baptisé si, ayant quelques connaissances des principales vérités de la foi, il manifeste de quelque manière que ce soit son intention de recevoir le Baptême et promet d'observer les commandements de la religion chrétienne (can. 865 § 2).

À moins d'un grave empêchement, l'adulte qui est baptisé sera confirmé immédiatement après le Baptême et participera à la célébration eucharistique, en y recevant la communion (can. 866).

Pour les enfants : Les parents sont tenus par l'obligation de faire baptiser leurs enfants dans les premières semaines; ils iront trouver leur curé au plus tôt après la naissance et même avant, afin de demander le sacrement pour leur enfant et d'y être dûment préparés (can. 867, § 1). Si l'enfant se trouve en danger de mort, il sera baptisé sans aucun retard (can. 867, § 2).

 Pour baptiser licitement un enfant, il faut :

1°  Que les parents y consentent, ou au moins l'un d'eux, ou ceux qui tiennent légitimement leur place;

2°  Qu'il y ait un espoir fondé que l'enfant sera éduqué dans la religion catholique; si cet espoir fait totalement défaut, le baptême sera différé, selon les dispositions du droit particulier, et les parents informés du motif (can. 868, § 1). En danger de mort, tout enfant peut être baptisé, même contre la volonté de ses parents (can. 868, § 2).

Les parrains :

 Dans la mesure du possible, à la personne qui va recevoir le Baptême sera donné un parrain auquel il revient d'assister dans son initiation chrétienne l'adulte qui se fait baptiser et, s'il s'agit d'un enfant, de la lui présenter de concert avec les parents, et de faire en sorte que le baptisé mène plus tard une vie chrétienne en accord avec son Baptême et accomplisse fidèlement les obligations qui lui sont inhérentes (can. 872). Un seul parrain, ou une seule marraine, ou bien aussi un parrain et une marraine seront admis (can. 873).

Le parrainage n'est pas conçu par l'Église comme une fonction purement honorifique, mais comme une prise en charge du baptisé, ce qui explique les exigences de l'Église, exposées dans le canon suivant !

Pour que quelqu'un soit admis comme parrain, il faut :

  • Qu'il ait été choisi par la personne qui va être baptisée, par ses parents ou par ceux qui tiennent leur place ou, s'ils font défaut, par le curé ou le ministre; qu'il ait les aptitudes et l'intention de remplir cette fonction;
  • qu'il ait seize ans accomplis, à moins que l'Évêque diocésain n'ait établi un autre âge, ou bien que le curé ou le ministre estime devoir admettre pour une juste cause une exception;
  • qu'il soit catholique, confirmé, qu'il ait déjà reçu le Très Saint Sacrement de l'Eucharistie et qu'il mène une vie cohérente avec la foi et avec la fonction qu'il va assumer;
  • qu'il ne soit sous le coup d'aucune peine canonique, légitimement infligée ou déclarée;
  • qu'il ne soit ni le père ni la mère de la personne qui doit être baptisée (can. 874, § 1).

~ Un baptisé qui appartient à une communauté ecclésiale non catholique ne sera admis qu'avec un parrain catholique, et alors seulement comme témoin du Baptême (can. 874, § 2). ~ 

Preuve et inscription du Baptême

La personne qui administre le Baptême veillera à ce que, à moins que le parrain ne soit présent, il y ait au moins un témoin par lequel l'administration du Baptême puisse être prouvée (can. 875).

Déroulement liturgique du baptême   

  A l’entrée de l’église

Habituellement, la cérémonie commence à l'entrée de l'église : 

Les servants accompagnent le célébrant à l’entrée de l’église pour accueillir la famille.

  • Le célébrant demande aux parents d'exprimer pourquoi ils désirent faire baptiser leur enfant et ce que cela représente pour eux, puis aux parrain et marraine comment ils conçoivent leur responsabilité.
  • Le prêtre, et à sa suite parents, parrain et marraine marquent l'enfant du signe de la croix. Cet accueil peut se faire à la fin d'une messe du dimanche (cas de la paroisse Sainte Cécile), juste avant la bénédiction finale, afin de présenter le baptisé à la communauté.

Procession vers le lieu de la Parole

Dans la nef

L'assemblée s'installe dans la nef

  • On fait  deux lectures de la bible (la parole de Dieu), dont un texte d'évangile 
  • On exprime plusieurs intentions de prière qu'on appelle " prière universelle".

Près de la cuve baptismale

Près de la cuve baptismale, dans le baptistère s'il y en a un :

   Le célébrant peut imposer les mains sur la tête du candidat, soit faire le signe de la croix sur le front avec l’huile des catéchumènes.

  • Les parents, parrain et marraine, s'engagent à lutter contre le mal et proclament leur foi (profession de foi). 
  • Le prêtre, après avoir béni l'eau, en verse sur la tête du candidat en lui disant " N,  je te baptise au nom du Père, du Fils et du St Esprit".

Les rites complémentaires

  • Puis, il lui fait une onction d'huile sainte. L'onction avec le saint chrême, une huile parfumée, consacre le baptisé "prêtre (en relation intime avec Dieu), prophète (appelé à manifester la présence de Dieu en parole et en acte) et roi (responsable de ses frères et de la création)".
  • Il indique le sens du linge blanc ou chrémeau de baptême 
  • Enfin, il donne au candidat le cierge allumé au cierge pascal pour qu'ils transmettent la lumière du Christ.

    Le Rite de conclusion

La cérémonie se termine à l'autel : 

  • L'assemblé dit le "Notre Père" la prière des enfants de Dieu 
  • Le célébrant  bénit les parents. 
  • Procession vers la Statue de Marie. (Chant)
  • Enfin,  les 2 registres (pour la paroisse et pour l'évêché) et le livret de famille catholique sont signés par le célébrant, les parents le parrain et la marraine.
  1. Mariage

"Le mariage chrétien est un signe de salut qui confère la grâce de Jésus-Christ. Il est un sacrement qui élève le lien d'amour entre deux êtres humains pour en faire l'image visible du lien du Christ avec son Eglise." Déclaration de la Conférence épiscopale allemande, 1973

  L'essentiel du sacrement de mariage est l'échange des consentements : le double "oui" que les fiancés s'offrent pour la vie. Ils sont eux-mêmes les ministres du sacrement, et non pas le prêtre.

On peut noter que le mariage est le seul sacrement, reçu en Eglise, qui ne soit pas donné par un prêtre ou un évêque. Toutefois, le prêtre, témoin privilégié de l'Eglise, doit être présent comme tel pour que la mariage soit valide."Le Christ, lui-même, lie les époux d'une union unique, indissoluble, féconde, à l'image de son Alliance, toujours fidèle, avec l'Eglise : le Christ ne quitte plus son Eglise jusqu'à la fin des temps ! comme Dieu n'a jamais choisi un autre peuple qu'Israël, même quand Israël était rebelle !" Cardinal Renard, Congrès des Associations familiales catholiques, 1971

L'Eglise, en la personne du prêtre et du peuple de Dieu, est Témoin, et Témoin émerveillé.

   L'Eglise voit dans l'alliance promise une figure et une image de la grande Alliance que Dieu a scellée avec son peuple Israël, et définitivement réalisée en son propre Fils : c'est le sens de l'échange des alliances, dans le rite.

Ce qu’il faut prévoir : cierge pascal, les alliances, l’eau bénite, rituel du mariage, les registres, le plateau, etc.

Les servants accompagnent le célébrant à la porte de l’église pour accueillir les fiancés. Après un mot d'accueil du célébrant, c'est " la liturgie de la parole" : on lit un texte de la Bible, on chante un psaume et le célébrant lit un évangile et fait une homélie. Puis c'est l'échange des consentements par les fiancés devant les témoins. Les servants accompagnent le célébrant avec le rituel, le plateau des alliances, l’eau bénite (et le micro). Le célébrant invite les fiancés à se donner le sacrement. Il bénit les alliances. Les consentements sont suivis  par la bénédiction et le don mutuel des alliances et souvent par une prière des époux.

S'il n'y a pas de messe, l'assemblée dit le Notre Père, puis le célébrant donne la bénédiction nuptiale, et des membres de l'assemblée lisent une prière universelle préparée par les époux. 

Si la célébration comporte la messe, après l'échange des alliances et la prière des époux, on lit immédiatement la prière universelle. Puis c'est la " liturgie eucharistique" au cours de laquelle le célébrant donne la bénédiction nuptiale juste après le Notre père. 

Qu'il y ait une messe ou non, la cérémonie se termine par une bénédiction finale et la signature des registres. Les époux et leurs témoins signent les registres.

Le nouveau rituel suit pour l'essentiel ce rituel.

Les empêchements dirimants

Il y en a douze : l'âge, l'impuissance, le lien, la disparité de culte, l'Ordre sacré, les vœux religieux, le rapt, le conjugicide, la consanguinité, l'affinité, l'honnêteté publique, la parenté légale ~ 

  1. L'homme ne peut contracter validement mariage avant 16 ans accomplis et, la femme avant 14 ans accomplis (1083, §1).La conférences des Évêques a la liberté de fixer un âge supérieur pour la célébration licite du mariage (1083, §2).
  2. L'impuissance antécédente et perpétuelle à copuler de la part de l'homme ou de la part de la femme, qu'elle soit absolue ou relative, dirime le mariage de par sa nature même (1084, §1).
    Si l'empêchement d'impuissance est douteux, que le doute soit de droit ou de fait, le mariage ne doit pas être empêché ni déclaré nul tant que subsiste le doute (1084, §2).
    La stérilité n'empêche ni ne dirime le mariage, restant sauves les dispositions du canon 1098 (1084, §3).
  3. Attente invalidement mariage la personne qui est tenue par un lien du mariage antérieur, même non consommé (can. 1085, §1).Même si un premier mariage est invalide ou dissous pour n'importe quelle cause, il n'est pas permis d'en contracter un autre avant que la nullité ou la dissolution du premier mariage ne soit établie légitimement et avec certitude (can. 1085, §2).
  4. Est invalide le mariage entre deux personnes dont l'une a été baptisée dans l'Église catholique ou reçue dans cette Église et ne l'a pas quittée par un acte formel, et l'autre n'a pas été baptisée (can. 1086, §1).On ne dispensera pas de cet empêchement sans que soient remplie s les conditions dont il s'agit aux canons 1125 et 1126 (can. 1086, §2).Si, au moment où le mariage a été contracté, une partie était communément tenue pour baptisée ou si son baptême était douteux, il faut, selon le canon 1060, présumer la validité du mariage, jusqu'à ce qu'il soit prouvé avec certitude qu'une partie a été baptisée et non pas l'autre (can. 1086, §3).
    ~ Canon 1125 : "L'Ordinaire du lieu peut concéder cette permission s'il y a une cause juste et raisonnable; il ne la concédera que si les conditions suivantes ont été remplies :
    la partie catholique déclarera qu'elle est prête à écarter les dangers d'abandon de la foi et promettra sincèrement de faire son possible pour que tous les enfants soient baptisés et éduqués dans l'Église catholique;l'autre partie sera informée à temps de ces promesses que doit faire la partie catholique, de telle sorte qu'il soit établi qu'elle connaît vraiment la promesse et l'obligation de la partie catholique;les deux parties doivent être instruites des fins et des propriétés essentielles du mariage, qui ne doivent être exclues ni par l'un ni par l'autre des contractants
    ".~ Canon 1126 : "Il revient à la conférence des Évêques tant de fixer la manière selon laquelle doivent être faites ces déclarations et promesses qui sont toujours requises, que de définir la façon de les établir au for externe, et la manière dont la partie non catholique en sera avertie".
  5. Attentent invalidement mariage ceux qui sont constitués dans les ordres sacrés (can. 1087).
  6. Attentent invalidement mariage les personnes qui sont liées par le vœu public perpétuel de chasteté dans un institut religieux (can. 1088).
  7. Aucun mariage ne peut exister entre l'homme et la femme enlevée ou au moins détenue en vue de contracter mariage avec elle, à moins que la femme, une fois séparée de son ravisseur et placée en lieu sûr, et libre, ne choisisse spontanément le mariage (can. 1089).
  8. Qui en vue de contracter mariage avec une personne déterminée aura donné la mort au conjoint de cette personne ou à son propre conjoint, attente invalidement ce mariage (can. 1090, §1).
    Attentent aussi invalidement mariage entre eux ceux qui ont donné la mort à leur conjoint par une action commune physique ou morale (can. 1090, §2).
  9. En ligne directe de consanguinité, est invalide le mariage entre tous les ascendants et descendants tant légitimes que naturels (can. 1091, §1).En ligne collatérale, il est invalide jusqu'au quatrième degré inclusivement (can. 1091, §2).L'empêchement de consanguinité ne se multiplie pas (can. 1091, §3).Le mariage ne sera jamais permis s'il subsiste quelque doute que les parties sont consanguines à n'importe quel degré en ligne directe ou au second degré en ligne collatérale (can. 1091, §4).
  10. L'affinité en ligne directe dirime le mariage à tous les degrés (can. 1092).
  11. L'empêchement d'honnêteté publique naît d'un mariage invalide après que la vie commune n'ait été instaurée ou d'un concubinage notoire ou public; et il dirime le mariage au premier degré en ligne directe entre l'homme et les consanguins de la femme, et vice versa (can. 1093).
  12. Ne peuvent contracter validement mariage entre eux ceux qui sont liés par la parenté légale issue de l'adoption, en ligne directe ou au second degré en ligne collatérale (can. 1094).

 

Un signe dans l’Eucharistie : l’eau mêlée au vin :

 

            « Quand le calice de l'eau se mêle au vin, c'est le peuple qui se mêle avec le Christ, et la foule des croyants qui se joint et s'unit à celui en qui elle croit. Ce mélange, cette union du vin et de l'eau dans le calice du Seigneur est indissoluble. (...) Mais quand on consacre le calice du Seigneur, on ne peut offrir l'eau seule, pas plus qu'on ne peut offrir le vin seul. Car si l'on offre le vin seul, le sang du Christ est présent sans nous ; si l'eau est seule, voilà le peuple sans le Christ. » (Correspondance de St Cyprien, Epist. 63, 13,1-4)

Le rôle de l’acolyte au cours d’une messe

Etape de la messe

Intervention

 

                           Offertoire

Ils apportent le calice, le purificatoire, le corporal et la pâle ainsi que la patène à l’autel (et les ciboires si nécessaire).

 

          Avant la présentation du vin

Les acolytes apportent l'eau et le vin au célébrant

 

                    Lavement des mains

Ils versent l’eau sur les doigts du prêtre et présentent le manuterge.

 

                         A la consécration

Un acolyte sonne à chaque élévation

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